Partager l'article ! Féminisme… on continue, encore et encore !: Depuis une semaine, l’affaire DSK prend toute la place dans les médias. Laissant de côté une ...
Depuis une semaine, l’affaire DSK prend toute la place dans les médias. Laissant de côté une guerre en Libye, des massacres en Syrie, des réacteurs qui fondent au Japon…
Il faut dire que c’est énorme, un choc qu’on aime ou qu’on n’aime pas le personnage…
Mais il y a un phénomène étrange qui a saisi une partie, toute petite partie, de la classe politique…
Saisi comme des lapins pris dans les phares d’une voiture, ceux qui voyaient en DSK le sauveur, quasi mystique, de la gauche ont dérapé.
Sous prétexte de sauver une présomption d’innocence mise à mal, il est vrai, par les images du maître du monde menotté et encadré par deux policiers new-yorkais, ils ont oublié… écrasé, écrabouillé la parole de la victime potentielle de cette sale histoire. Tels les pires machistes on a entendu Jack Lang dire qu’il n’y avait pas mort d’homme… BHL s’enhardir de l’innocence forcée de ce grand homme… et Jean François Khan comparé le viol avec le troussage très «Ancien Régime» d’une soubrette… et ce matin Guéant «trousser une domestique me semble extrêmement grave»…
Car non contents de ces saillies machistes, elles se doublent d’un mépris pour les classes populaires faramineuses !
De quoi raviver le sentiment féministe qui se laisse parfois endormir par le quotidien…
Visiblement je ne suis pas la seule, et cet après-midi nous étions plusieurs centaines, Place Stravinsky à Paris pour dire notre écœurement et que non, ça ne passe pas, le sexisme n’est pas mort ? le féminisme non plus… Au passage, signez l'appel : http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent
Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et
de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux
grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903